Début février 2024. Rotterdam, cruelle déception!

J’espérais bien quelque retour, ça n’a pas marché. Gros succès auprès des visiteurs, mais pas de ventes! Est que les allemands sont frileux, ou chauvins? Pourtant mon ami Gaspard de Gouges a bien travaillé, défendant bec et ongle nos travaux…ça fait une perte de plus de 500 €, tant pis…à renouveler peut-être l’an prochain, pourquoi pas?
Mi février. Centre culturel des Carroz, belle aventure…
Je ne connaissais pas de station de ski en saison, me voilà servi! J’aime assez cette ambiance feutrée, un peu étrange, avec ses rituels, comme à la mer avec la neige…j’ai découvert aussi la petite station de Flaine, architecture de type Bauhaus, j’adore. J’ai eu le temps d’y faire quelques photos que je vais traiter à ma façon, c’est un excellent matériau. Et puis il y avait fort longtemps que je n’avais pas rencontré une clientèle aussi agréable, intéressée…et acheteuse! L’argent n’est pas tout, il est surtout agréable d’avoir cette reconnaissance, ce bonheur de voir son travail apprécié à ce point…

Début mars.
A peine rentré des Carroz, me voilà au petit Salon des artistes régionaux à Juvignac, près de Montpellier.Je n’en attendais pas grand chose, et puis, finalement, ça s’est très bien passé.Public agréable et acheteur, là aussi, pourtant on est dans une région très pauvre, et où les vrais riches n’achètent pas ici, trop ringard! Très content d’avoir fait ce petit salon, ça prouve qu’il peut se passer aussi des choses à la maison, finalement…

Mi mars.
Foire de Printemps de Montpellier, fiasco mémorable!
Quelle déception, je tairai le nom de l’organisateur, très connu, du Festival des artistes, organisé au sein de la Foire de Printemps. C’est sur son nom que je me suis lancé dans l’aventure, alors que je ne crois pas du tout au marché montpelliérain. La Foire elle-même est pitoyable, avec des halls à moitié pleins, avec des stands sans queue ni tête, marchand de saucisson industriel à côté de diseuses de bonne aventure, etc. Quant au Festival des artistes, assez bien aménagé, mais situé au fin fond de la Foire, il n’a pas trouvé de public, comme à Nimagine, qui tente vainement de mélanger artisanat d’art et artistes. Le public ne vient pas pour l’art, encore moins pour acheter des oeuvres! Nous étions là 50 artistes, à ma connaissance un seul a vraiment fait des affaires, une poignée d’autres a vendu de toutes petites pièces…ce type de salon est à éviter absolument. Encore heureux que pour attirer les gogos, le prix du stand « artiste » était modeste, à peine 540 € pour quatre jours de déprime!

Fin mars. Et on enchaîne avec l’exposition trimestrielle de l’Artothèque de Montpellier, à Pérols cette fois, banlieue de Montpellier.Toujours aussi sympa, avec des artistes de qualité et agréables à vivre, et un public averti, en chasse de belles pièces : le principe, on emprunte pour trois mois ou plus, et éventuellement on achète! Le trimestre dernier, une de mes deux pièces est partie en location, cette fois c’est la deuxième qui part! Belle satisfaction, et qui sait…
Bon, j’arrête les expositions, sauf celles que je ne programme pas moi même, jusqu’après les élections européennes, voire les Jeux olympiques…trop d’infos, trop d’inquiétudes pour certain, le temps n’est pas à l’Art!
Mi avril.
De façon surprenante, j’ai été contacté, via l’association montpelliéraine Alibi, pour participer à une exposition internationale à New Delhi, au Collage Art of New Delhi, une grande école d’art qui possède une fantastique galerie d’exposition…merci de votre invitation, monsieur Ashwani Kumar Prithviwasi. A voir ici, https://www.facebook.com/ashwani.prithviwasi/videos/334729335888877?locale=fr_FR.
Et puis je viens de participer à une petite exposition de quartier à Montpellier : là, aucun enjeu, à part faire plaisir à un public pas forcément proche de l’art, pour aider une association qui anime une « Semaine culturelle »…quand on peut aider…

exposition en intérieur, classique, et aussi en extérieur, pour égayer un décor pas très souriant, que je connais bien pour avoir co piloté pendant trois ans un journal sur la vie des quartiers populaires de Nîmes, ceux-là même où on se flingue aujourd’hui régulièrement!
Fin avril. Une artiste peintre avec laquelle je suis en relation m’a proposé de participer à exposer en colocation dans un lieu prestigieux, dans une petite ville très chargée d’histoire…malheureusement, mes finances sont à sec, j’espère provisoirement. J’ai été obligé de décliner cette belle ouverture…partie remise?Mine de rien, entre les expos à répétition et diverses préoccupations familiales, je n’ai pas le temps de produire depuis des semaines, si ce n’est par petites touches, et ce n’est pas ainsi qu’on avance…je viens cependant de terminer un travail sur le Forum de la station de Flaine, qui m’a bien cassé la tête : comment être à la hauteur, modestement, de son architecture insolite et démesurée, faire preuve d’audace et de mise en résonance? J’ai tenté plusieurs essais, tous beaucoup trop réalistes et plats, à mon goût, et puis…j’ai supprimé les bâtiments, remis de la forêt sur tout le site, comme c’était peut-être à l’origine. Puis remis en fantômes de couleurs les principales constructions, avec une évocation du Totem réalisé par Picasso, à la façon d’un projet d’architecte qui travaillerait en prospective sur les grandes masses d’une ébauche de projet… J’espère que ceux qui connaissent le site apprécieront!

Reste à imprimer, rajouter quelques couleurs sur les arbres, et coller peut-être un morceau de tissus bleu ciel dans le ciel, justement…à suivre!
Fin mai
Parfois, c’est terrible, on n’avance pas, parce que la vie vous impose des rythmes qui vous empêchent de produire, malgré l’envie toujours présente…c’est le cas depuis de longues semaines : beaucoup d’images en chantier, de dossiers à monter et de projets qui tombent, mais le temps manque pour produire! Je sais par expérience qu’il faut aussi un temps, même contraint, pour respirer, se recharger, avant de créer à nouveau mieux, différemment, autrement, ou simplement reprendre avec une énergie renouvelée sa ligne directrice…j’en suis là!
Claude, entre deux eaux!

Retour en Arles!
J’ai déjà exposé en Arles dans le cadre officiel du Festival européen de la photographie de nu, puis dans le cadre du Festival OFF des Rencontres photographiques d’Arles. Deux expériences à la fois palpitantes et mitigées sur le plan des retombées, je ne pensais pas y revenir…
Sauf que, à brûle pourpoint, un ami peintre, Gérard Bru, dont j’admire le travail très épuré, m’a proposé d’accrocher mes pièces à la place des siennes chez Jean-Luc Rabanel, restaurateur arlésien on ne peut plus réputé.
J’ai dit oui spontanément, mais l’affaire était un beau challenge, Jean-Luc Rabanel ayant ses goûts marqués, et son fort caractère, mais il a fait en sorte que tout se passe bien. Je lui ai amené à la fois des pièces anciennes de caractère, et des nouveautés très vigoureuses!
Je réserve à ce chef, qui m’a en quelque sorte adopté avec beaucoup de gentillesse et d’humanité, quelques surprises : je compte bien m’accorder mieux, après cette première approche, à son goût et à son histoire avec de nouvelles pièces aussi détonnantes que sa cuisine!
En attendant les prochaines pièces, si vous passez en Arles, je vous conseille de profiter de sa cuisine à la fois généreuse et créative quotidiennement, aux Maisons Rabanel, rue des Carmes, au centre d’Arles…
J’ai titré “entre deux eaux“, puisque l’expérience “Rabanel“ m’incite à travailler un peu différemment, sur de plus grands formats par exemple, et que les vacances arrivant, je vais me mettre en veilleuse ou presque, puisque je ne dors que d’un oeil!
Vacances en Vallée verte
Ce n’est pas pour tout de suite, mais après un séjour près du lac d’Issarles, en haute Loire, je vais passer une semaine tout près du lac Léman, que je ne connais pas. Suite à mon exposition aux Carroz, j’ai bien envie de découvrir un peu plus cette région, d’autant que j’ai mis un pied en Suisse, à Zurich précisément, et que j’ai une motivation particulière à m’imbiber de l’air ambiant…
J’ai vu le lac Léman, très beau sujet d’inspiration, et fait un saut dans le haut Jura, magnifique aussi! De quoi renouveler mon stock d’images…

Trève élections et plus…
J’avais décidé de ne pas exposer, en tout cas pas sur de gros projets jusqu’après les élections : je sais qu’à chaque fois tout s’arrête, ce n’est pas une période propice aux ventes. J’avais raison, mais je n’imaginais pas jusqu’à quel point! Les décisions ubuesques de notre Président ont sidéré l’ensemble de la classe politique, mais pas que : c’est tout un pays qui reste en suspens, et ça va durer…
Mois d’août stupéfiant
A peine rentré de vacances, j’ai accroché avec plusieurs artistes et amis à Vézénobres, petit village médiéval gardois, entre Nîmes et Alès. Pendant cette installation, j’apprends par téléphone qu’une pièce que j’avais sous les yeux était vendue sur le site de vente en ligne de la galerie Le réservoir, à Sète! Deux jours plus tard, avant de revenir à Vézénobres, j’apporte une nouvelle pièce chez Jean-Luc Rabanel, à Arles, qui en a été ravi…et pendant que je déjeunais chez lui, j’ai vendu par SMS une très grande pièce accrochée chez lui!

Quelques ventes plus tard dans le Gard, et me voilà avec le plus gros chiffre d’affaire jamais atteint en une semaine…je n’aurais jamais cru cela possible, dans une telle période cahotique. Cela me permet de financer d’autres opérations en gestation, c’est un grand bonheur.
Le grand bonheur, c’est aussi de savoir que mes acheteurs sont ravis de leurs choix : c’est ce que m’a longuement expliqué un client de l’an dernier, revenu spécialement à Vézénobres pour voir mes dernières pièces, et m’expliquer la joie qu’il a de déjeuner chaque jour devant une très grande pièce qu’il a acquise en 2023…

Il y a bien longtemps que je n’étais pas allé à Visa pour l’image, à Perpignan…forcément, depuis que je ne suis plus photo journaliste, je suis moins sensible à cette remarquable vitrine de la profession.
Je ne regrette pas d’y être retourné, tout est d’une qualité remarquable! C’est presque triste à dire, mais il est toujours surprenant de voir des séries de reportages aux teneurs souvent dramatiques, qui ont aussi une très grande valeur esthétique, voire artistique… C’est à cela qu’on reconnait les grands professionnels, lesquels ne perdent pas le sens du cadrage et de la composition de l’image, même en fixant les désastres du monde.
Et puis après avoir passé une journée entière à scruter les malheurs répartis aux quatre coins de la planète, on se dit que la France est un bien beau et bien paisible pays, finalement… Sauf qu’après avoir vu une très belle série noir et blanc sur la « France périphérique », celle qui est déclassée, bien loin des flonflons de la « Startup nation » : on se dit qu’il y a bien quelque chose qui ne tourne pas rond chez nous!

J’ai enfin terminé une petite commande pour une opération confidentielle de haut prestige. Un de mes amis tient à Montpellier une boutique (Qu’importe le flacon) de parfums très haut de gamme, totalement inconnus du grand public. Dans ce cadre, un très grand nom du sérail, Marc-Antoine Corticchiato, créateur de la gamme « Parfum d’Empire », vient promouvoir sa production à Montpellier. Au lieu de me contenter d’exposer quelques images de fleurs réalisées il y a quelques années à ma façon, je suis rentré dans son histoire et son univers pour créer en quatrième vitesse une collection de sept images qui « parlent » de son monde.
Qui est floral, bien sûr, mais aussi lié au cheval, à la Corse, à l’Empire, bien sûr, quoique son staff mette un bémol sur cette thématique, à l’érotisme et au mysticisme, si j’ai bien lu quelques articles et écouté ses interviewes.
Verdict dans quelques jours, quand il découvrira son univers revu et corrigé par un inconnu…J’adore ce genre de challenges…

Marc Antoine Corticchiato devant un auditoire conquis…

‘iExposition collective avec l’association Alibi, à Montpellier. Je n’y ai mis qu’une pièce grand format, il semble que j’ai bien fait, j’ai eu une belle touche! Après les récentes ventes, ce serait un peu la cerise sur le gâteau! J’en aurais bien besoin, après un petit voyage en Algarve, au sud du Portugal, et une belle panne de voiture, je suis laminé!

as reteJe viens d’apprendre que ma candidature au festival photo Les azimutés, à Uzès, a été refusée…je crois savoir pourquoi, il faudra que je me renseigne sur les membres du jury, je me doute bien de qui m’a évincé…je souhaite bon vent à ce festival que j’ai aidé à démarrer, et qui m’a déjà exposé deux fois avant de disparaître puis de renaître avec une nouvelle équipe!
J’ai fait un point sur mes prochaines expositions, panique à bord! Tout s’enchaîne très vite, voire se superpose. Il va falloir jouer fin, et peu de temps me reste pour continuer à produire!!! Bonne nouvelle, ma pièce exposée à la brasserie des Halles est vendue, je vais pouvoir continuer à produire, j’ai besoin de pièces pour le printemps prochain…

Grâce à Aurélie, qui avait déjà été ciblée par l’adjointe à la Culture du Crès, et à l’association Alibi qui a enfoncé le clou, nous voilà pour trois mois en exposition dans le hall de cette belle salle de spectacle! Plus prestige que business, mais, sait-on jamais! En tout cas l’accrochage est sympa, le vernissage était chaleureux, les pièces sont valorisées…
Cette exposition à l’Agora est bien compliquée! Une pièce qui se décolle : avant de prendre sa retraite, mon monteur sur dibond a certainement épuisé un fond de stock, les dernières pièces qu’il a montées se sont toutes décollées au fil du temps, j’en ai même perdu une! Bon, avec la dose de colle définitive que je lui ai injectée, celle ci devrait tenir un siècle…deux jours après, j’apprends que la plus grande et plus chère pièce a été éraflée, autant dire qu’elle est invendable. Il semblerait que l’assurance de la galerie va fonctionner, je me méfie des assureurs, j’attends confirmation…
Evidemment, l’assureur botte en touche, il ne couvre les dommages qu’à compter 1500,00 €, la pièce vaut moins cher…donc, arrangement à l’amiable avec la ville du Crès, que je salue pour son honnêteté.
Bon, le mois de décembre commence fort, avec une expo de Noël dans une brasserie très conviviale du centre de Montpellier, le Dôme, où j’ai déjà sévi avec quelque succès. Et le lendemain, week-end d’exposition/échange avec l’Artothèque de Montpellier, toujours aussi chaleureuse. Après, sommeil ou presque jusqu’à la fin du mois…je reçois ma petite famille australienne, je vais me consacrer à elle…
J’espère régler entre temps un différent sur une expo programmée à Nîmes en février, que je risque fort d’annuler…affaire à suivre! Et puis j’attends avec impatience mon cadeau d’anniversaire, un superbe collage de Laurence Briat, dont je viens de découvrir le travail…

2025
voila, 2024 est terminee, l’occasion d’en faire le bilan : pas mal, de belles ventes, une bonne dynamique et quelques évolutions dans mon travail qui ont été remarquées et appréciées par mon public. Pourvu que ça dure !
Je viens d’apprendre que ma candidature sur un petit salon près de Montpellier n’est pas retenue : à part une piqûre à mon amour propre, rien de fondamental, j’ai des enjeux plus importants dans les mois qui viennent !
L’exposition du Crès se termine. Rien de décisif sur ce coup-là, mais je suis tout de même assez content de l’avoir faite. Nous aurons passé, avec Aurélie Salvaing une très belle journée à échanger avec des scolaires, c’est toujours vivifiant et plein de bonnes surprises. J’avais oublié cela…
J’avais plus ou moins candidaté sur une biennale voilà plus d’ un an, je l’avais oublié, et voilà que le contact est repris. ce n’est pas gagné pour autant, l’organisateur veut voir mon travail : il se méfie de la photographie, il ne jure que par les pièces uniques, et je le crois assez exigeant sur la qualité et la crédibilité de ses exposants. Son salon a une certaine réputation, j’aimerais assez y être admis…
je viens de mettre un petit pied dans le concept store où ma compagne m’a offert la pièce de Briat. C’est la boutique le Dirty, à Castelnau le Lez.il y a la une belle dynamique et de la qualité, je suis heureux de rentrer dans ce club assez select !
Dernière nouvelle de janvier, la galerie sétoise le Réservoir a sélectionné une de mes pièces parmi la série en vente sur son site, parmi celles mises en avant auprès de ses prospects, sous le titre Horizons. J’ai vendu cette pièce en petit format, je la propose ici en 100×70 cm non encadrée, pour la modique somme de 900 €, en pièce unique, retouchée encre et acrylique….

Pendant que je décrochait mon exposition au Crès, mon téléphone sonne. L’ adjointe a la culture de Saint Jean de Vedas me propose d’exposer dans une belle salle de la ville… début 2026! Ouf, je n’ étais pas libre avant, c’est super !

J’ai exposé l’an dernier une pièce à New Delhi, au prestigieux Collage of art de New Delhi. En remerciement, le Collage of art me gratifie d’ une carte de membre Gold, quel honneur! Merci à cet institut et à son éminent directeur…
Calme apparent depuis plusieurs semaines, mais en sous-sol ça s’agite beaucoup ! Je prépare activement mes trois prochaines expositions à Sanary sur Mer à la galerie Barthélémy de Don, puis Sète au festival Itinerances Foto, puis à l’espace Goalard, la galerie de la capitainerie. Autant dire que je dors pas! Il y aura trois nouvelles séries de pièces dont je suis très fier, on verra ce qu’en pense les différents publics.
je suis allé début mars sur la côte varoise pour prendre mes repères à la galerie de Sanary et humer l’ ambiance : c’est tout à fait charmant, très propre, très cosy, j’ai adoré ! Aujourd’hui 20 mars, petite incursion à Arles pour déposer de nouvelles pièces aux Maisons Rabanel rue des Carmes : bel endroit, très belle table, on 🍀 reste déjeuner et après deux expositions à visiter. Par moments, c’est beau, la vie d’ artiste !
Retour aux Maisons Rabanel
avec plusieurs semaines de retard sur mon planning, je reviens enfin chez le grand chef Jean-Luc Rabanel, à Arles. Il a refusé d’ accrocher mes grandes pièces florales, mais a beaucoup apprécié mes images de jazz! Beau moment d’ échanges, avant un déjeuner aussi extraordinaire que d’ habitude !

Nouvelle exposition Artotheque de Montpellier, à Perols cette fois
L occasion de mettre en valeur une nouvelle pièce qui a beaucoup plu à une abonnée, mais le format ne lui a pas convenu, ce n’est que partie remise !

Exposition et vente aux enchères
A Castelnau le Lez, Habitat et humanisme organisait une exposition vente au profit des mal logés. Plus de 50 artistes ont offert une œuvre mise aux enchères. En général c’est l’ occasion de faire une affaire pour les acheteurs qui renchérissement rarement à fond. Je l’ai vérifié une fois de plus, ma pièce est partie à 100,00 €! Encore s’est elle vendue, ce n’a pas été le cas pour beaucoup…

Apres des semaines de travail acharné, de doutes et de grandes satisfactions, c’est parti pour plus d’un mois d’expositions sur trois villes côtières aux ambiances très différentes. La première, à Sanary sur Mer va inclure les deux autres, avec un éventail de formats et une thématique à dominance aquatique, pas toujours maritime. La seconde a Sète est composée de petits formats et de risographies spécialement réalisées pour l’occasion, puisque j’ expose dans un atelier de risographie, dans le cadre du festival Itinerances Foto. Cette exposition chevauche en partie la dernière, à la Grande motte, qui proposera un patchwork des deux premières. Comme tout artiste, j’ai hâte et je redoute le regard de ces différents publics sur mes derniers travaux…

De retour de Sanary, une exposition un peu mouvementée : une engueulade dès l’arrivée avec un commerçant voisin, la perte des clés de la galerie le lendemain, un vernissage décevant…mais au final de très bons contacts et assez de ventes pour amortir les frais et dégager quelque bénéfice…
A peine rentré de Sanary sur Mer, exposition à Sète, dans le cadre du festival Itinerances Foto, très belle manifestation. Je suis assez fier de d’ y avoir été admis, malgré que l’annonce de ma sélection ait été une vraie mauvaise nouvelle : passer de Sanary à Sète en chevauchant une autre exposition à La Grande Motte était une vraie catastrophe, mais comme on dit, quand le vin est tiré…

Sète, très belle expérience avec David Soleilhet, graphiste risographe, je vous laisse le soin de découvrir ce qu’est la risographie, rue Paul Valéry, à Sète…chaleureuse ambiance, beau public, belles ventes. De plus le hasard a fait que j’ai vendu une pièce via la boutique en ligne de la prestigieuse galerie sétoise Le Réservoir : j’ai livré la pièce vendue, avec quelques frayeurs ( mais là je sors mon joker, rien à dire), en présence de l’acheteur, très sympathique. Je passe sur les détails, à la fin j’ai déposé deux petites pièces dans la boutique de la galerie, c’est ce qui s’appelle mettre un pied dans la porte… à moi de faire mieux, on m’y a invité…
je ne croyais pas du tout au succès de l’exposition à La Grande Motte : mauvaise conjoncture économique et morale. J’ai tellement envisagé le pire que j’ai pris le parti de n’accrocher, à une exception près, que des pièces grand format, grand prix. La seule petite pièce est partie immédiatement, une des grandes pièces in extremis, bilan plus que positif finalement.
Cette série épuisante d’expositions a été à la fois extrêmement positive à plusieurs niveaux, y compris, ce dont je doutais fort, sur le plan financier : oui je sais, il n’est pas bon de parler d’argent…et pendant ce temps, d’autres aventures se sont présentées…
Pour avoir été « tour manager » pour des groupes de rock en Espagne au début des années 80, je sais qu’après de grands événements, il se passe un espèce de post partum, parfois difficile à surmonter. Pas pour moi, je suis souvent sur le coup d’après, par précaution inconsciente, et aussi parce que je furete via diverses sources les opportunités qui peuvent correspondre à mes productions.
je suis donc en course pour une exposition à Dubaï dans le cadre d’un prestigieux festival, je croise les doigts, affaire à suivre… Je propose une série intitulée « Liquid lanscapes », des rivages de lacs, de mer ou d’océan, frontières fragiles entre terre et eau.

Je planche sur deux pièces à réaliser pour début septembre, dans le cadre d’une opération qui s’appelle « the Art of wine », très originale. Six artistes sont invités à délivrer leurs sensations sur deux vins du domaine de Massillian, à Clapiers près de Montpellier. Pas d’ évocations du domaine ou du vin ou de la vigne, de l’émotion suscitée par un vin blanc et un rouge, un beau challenge. Et pas si surprenant que ça, mais quand-même ! En fouillant pour trouver une image sur ce projet, je retrouve une image qui m’a laissé sur ma faim, déjà travaillée mais pas vraiment aboutie. Et là, il en quasiment 20 minutes, hop, c’est plié !

Souvent les curieux nous demandent, « et combien de temps vous mettez pour réaliser vos pièces »? Voilà un cas d’école : une photo réalisée à l’ Île d’ Yeu il y a sept ans, travaillée plusieurs fois depuis, avec des résultats intéressants, mais rien de vraiment convaincants, de mon point de vue. Hier, grâce à un autre projet et par le plus grand des hasards, j’ai trouvé une clé qui me comble totalement : c’est l’été, la plage, on ne sait où, des jeunes gens comme je l’ai, comme nous l’avons été, se penchent, téméraires, sur un rocher, avant de plonger dans l’océan… magique, non? Je reviens à notre première question, combien de temps? Eh bien là, c’est sept ans et vingt minutes, si je suis abrupt dans la réponse…

Exposition « annuelle » à Vézénobres, que j’ai organisée avec six autres artistes. J’étais très inquiet de ce qui allait se passer, j’avais raison. J’avais repoussé l’expo de juillet à septembre, craignant une dissolution en juillet, créant un contexte très défavorable au affaires; malheureusement c’est en septembre que l’accident industriel politique est survenu! Résultat, deux tableaux vendus en une semaine, un vrai désastre. Et ça va durer, puisque en dehors de l’instabilité politique, les municipales arrivent, et derrière les présidentielles. Je sais par expérience que tout va s’arrêter, tout le monde attend…on fera avec!

Un vrai rayon de soleil, mon entrée à la Calamartothèque, l’artothèque de Sète. Ambiance très sympa, je suis très heureux et très fier à la foi d’avoir été invité à me joindre à cette agréable confrérie. J’y retrouve quelques amis, deux des pièces que j’ai mis en ligne ont été réservées, ça fait toujours plaisir. En marge de cette nouvelle ouverture, j’ai vendu deux petites pièces au Réservoir, où j’ai vu une de mes pièces grand format dans la boutique de la galerie : d’autres ventes à venir?

J’avais exposé en février 2024 à Rotterdam dans le cadre de Art Rotterdam, une grosse machine qui abrite Rotterdam Photo. Cette année je suis invité à postuler en invité, c’est pas gagné, mais il faut y aller. La thématique de l’année porte sur le conflit, sur des réflexions sur le conflit. Le hasard fait bien les choses, je suis en train de travailler à la marge sur une série intitulée « La troisième guerre ». Une collection d’images qui donne une ambiance de guerre en filigrane, d’étrangeté lunaire, comme si on était sur un front imaginaire. Cette pièce s’appelle « sentinelle », une photo prise au Maroc, à Jerarda, en 2009, alors que j’étais invité sur un festival photo à Oujda, à la frontière avec l’Algérie.
Un parti pris osé, mais je sais que rien ne sert de monter des dossiers à l’eau tiède, l’originalité paye…j’aimerais beaucoup retourner à Rotterdam en février!

Petit marché de Noël
à Montpellier, à la brasserie le Dôme, pour la deuxième fois. L’association qui l’avait organisé l’an passé ayant disparu, j’ai pris les choses en main un peu in extremis en rameutant quelques collègues. Cela a été un peu chaotique, mais dans la bonne humeur, et puis l’équipe du Dôme est rompue à tout! Petit miracle, j’ai bien vendu, je ne m’y attendais pas du tout, super! Moins bien pur mes collègues, dommage…je suis toujours navré et très ennuyé quand j’entraîne des artistes à me suivre dans une expo collective et que ça ne marche pas pour eux, c’est comme ça.
Ma compagne m’a refilé l’info, un appel à candidature pour un festival photo au Guilvinec, à la pointe de Bretagne, Pays Bigouden. En gros, la thématique est la mer, j’en ai une belle collection, et faire un tour en Bretagne me ravirait, en cas de sélection, il faut obligatoirement être présent au vernissage : je serais comblé d’y être!…on croise les doigts, comme d’habitude, et on tente!